Avant d'acheter quoi que ce soit, il faut savoir où le réseau perd réellement du temps. Ce n'est presque jamais là où on le croit.
C'est la raison d'être de cette prestation. Nous voyons régulièrement des entreprises qui ont changé de box, ajouté un répéteur puis augmenté leur abonnement, sans résultat - parce que le vrai goulot d'étranglement était ailleurs : un commutateur bridé à un dixième de sa capacité, un serveur sur un disque mécanique, ou un câble abîmé qui faisait tomber toute une liaison.
Un réseau lent peut l'être pour des raisons qui n'ont rien à voir entre elles, et seule la mesure les départage.
Premier test, celui qui écarte la moitié des hypothèses : un débit mesuré au câble, directement sur la box. S'il est mauvais, le problème est en amont - ligne ou abonnement - et rien de ce que vous ferez en interne n'y changera quoi que ce soit.
Deuxième test : les échanges entre deux postes du réseau local, sans passer par Internet. C'est ce qui révèle un commutateur limitant, un câble défaillant ou une carte réseau mal négociée.
Troisième test : les accès au serveur ou au NAS. Un partage lent vient souvent du stockage lui-même, pas du réseau qui y mène.
On parle toujours de débit, rarement de latence. Pourtant, une visioconférence qui saccade, un logiciel métier qui rame sur le serveur ou un fichier qui met du temps à s'ouvrir relèvent souvent de la latence, pas du débit. Augmenter l'abonnement n'y change rien - c'est l'erreur la plus coûteuse que nous rencontrons sur ce sujet.
Une part appréciable des gains vient de réglages, pas d'achats. Déplacer la box, séparer les bandes Wi-Fi, changer de canal, décaler les sauvegardes en dehors des heures ouvrées, remplacer un câble suspect, brancher en filaire ce qui ne bouge jamais, désactiver des services inutiles sur les postes.
Nous commençons systématiquement par là, et il n'est pas rare que cela suffise.
Quand la mesure les désigne, dans cet ordre de rentabilité : le remplacement d'un commutateur limitant, le passage du serveur ou du NAS à un stockage rapide, un point d'accès Wi-Fi correctement placé plutôt qu'un répéteur, et enfin le câblage des postes fixes.
Ce que nous ne proposerons pas : augmenter l'abonnement Internet tant que la mesure au câble montre que le débit actuel n'est pas atteint. C'est pourtant la première chose que beaucoup font.
Beaucoup de saturations n'ont rien de structurel : elles sont des questions d'horaire. Une sauvegarde lancée à 14 heures, une synchronisation cloud qui remonte plusieurs gigaoctets en pleine journée, des mises à jour qui se téléchargent sur tous les postes en même temps le lundi matin.
Décaler ces traitements en dehors des heures ouvrées ne coûte rien et libère parfois l'essentiel de la bande passante manquante. C'est la première chose que nous regardons dans le compte rendu, avant toute proposition d'équipement.
Un compte rendu court avec les mesures relevées, l'identification du ou des points limitants, les corrections applicables immédiatement et celles qui demandent un investissement, avec un ordre de priorité. Chaque point indique le gain attendu - un chiffre, pas une promesse.
Un dernier cas mérite d'être écarté avant d'incriminer le réseau : le poste lui-même. Une machine dont le disque agonise, dont la mémoire est saturée ou qui chauffe donnera l'impression d'un réseau lent alors que la liaison est parfaite.
Le test est immédiat : si un seul poste est lent pendant que les autres vont bien, le réseau n'y est pour rien. Voir nos articles ordinateur lent et SSD ou disque dur.
La démarche vaut également chez soi, notamment pour le télétravail et la visioconférence. Voir nos articles internet lent malgré la fibre et Wi-Fi qui se déconnecte, ainsi que notre page configuration Wi-Fi.
Pas avant d'avoir mesuré. Si le débit obtenu au câble est déjà proche de celui souscrit, augmenter l'abonnement ne changera rien : le problème est interne.
Oui, et c'est fréquent. Une paire abîmée fait chuter une liaison sans la couper, ce qui rend le symptôme difficile à attribuer sans test.
Une demi-journée pour une structure de taille courante, mesures et compte rendu compris. Les corrections gratuites se font souvent dans la foulée.
C'est en général une question de latence ou de saturation ponctuelle, pas de débit. Ces deux paramètres se mesurent séparément et se corrigent différemment.
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