Le Wi-Fi ne se règle pas au catalogue. La bonne solution dépend de la construction du bâtiment, et se détermine par la mesure.
C'est la raison pour laquelle tant de gens achètent un répéteur qui ne change rien. Le Wi-Fi traverse mal le béton, le métal et l'eau : un mur porteur, un plancher armé, un placard technique ou une grande baie vitrée à traitement thermique arrêtent le signal bien plus efficacement que la distance. Deux logements de surface identique peuvent demander des solutions opposées.
Nous mesurons la puissance du signal pièce par pièce, dans les conditions réelles d'usage. Cette mesure répond à trois questions : où le signal s'effondre, pourquoi il s'effondre à cet endroit précis, et quelles bandes sont saturées par le voisinage.
Elle évite deux erreurs coûteuses : installer un répéteur dans une zone où il ne recevra rien de correct à rediffuser, et acheter un système à plusieurs bornes alors qu'un simple déplacement de la box aurait suffi.
Le placement de la box. Posée au sol, dans un meuble fermé, derrière un téléviseur ou dans l'entrée d'un logement traversant, elle perd une grande partie de sa portée. En hauteur, dégagée, aussi centrale que possible : ce seul déplacement règle une part appréciable des situations.
La séparation des bandes. Les box récentes émettent en 2,4 et 5 GHz sous un même nom. La première porte loin mais plafonne bas et se partage avec tous les voisins ; la seconde est bien plus rapide mais traverse mal les murs. Un appareil situé à la limite de portée du 5 GHz passe son temps à basculer d'une bande à l'autre, ce qui produit exactement les micro-coupures que l'on nous décrit.
Le canal. En immeuble, des dizaines de box se partagent les mêmes fréquences. Un canal choisi manuellement, en fonction de ce que fait le voisinage, améliore parfois nettement la stabilité.
Le répéteur : le moins cher, le plus décevant. Il divise le débit par deux et ne rediffuse que ce qu'il reçoit. À réserver aux petites surfaces avec une seule zone faible, à mi-chemin de la box.
Le courant porteur : excellent rapport efficacité/prix pour desservir un étage ou une pièce isolée, à condition que les prises soient sur le même circuit électrique. Un test préalable évite la mauvaise surprise.
Le système à plusieurs bornes : la meilleure réponse pour une maison à niveaux ou des locaux étendus, et la plus coûteuse. Idéalement, la borne principale est reliée par un câble.
Le câble plus un point d'accès : le plus fiable et souvent le moins cher au résultat obtenu.
C'est le réglage le plus utile et le moins utilisé. Il crée un second réseau, avec sa propre clé, qui donne accès à Internet sans donner accès à vos ordinateurs, à vos imprimantes ni à vos fichiers partagés.
Chez un particulier, il évite d'avoir à communiquer sa clé principale à chaque visiteur - et donc d'avoir à la changer ensuite. Dans un commerce ou un cabinet, il isole les clients du réseau de travail. La plupart des box le proposent, presque personne ne l'active.
Les besoins changent d'échelle. Une borne unique peut couvrir un plateau mais s'effondre au-delà d'une vingtaine d'appareils simultanés. Plusieurs bornes coordonnées permettent la circulation d'un bout à l'autre des locaux sans coupure, ce qui compte pour un usage en mobilité - inventaire, caisse mobile, tablettes.
S'y ajoute la séparation des usages : postes de travail, visiteurs, équipements connectés. Voir sécurisation du réseau d'entreprise.
Un test simple évite bien des dépenses inutiles : branchez un ordinateur à la box avec un câble. Si le débit y est également mauvais, le problème vient de la ligne ou de l'abonnement, et aucun équipement sans fil n'y changera quoi que ce soit. Voir notre article internet lent malgré la fibre.
On raisonne toujours en surface à couvrir, rarement en nombre d'appareils connectés. C'est pourtant souvent là que le bât blesse. Entre les ordinateurs, les téléphones de la famille ou de l'équipe, le téléviseur, les enceintes, la console, les caméras et les objets connectés, une box d'entrée de gamme se retrouve vite à gérer trente ou quarante connexions simultanées.
Le symptôme est caractéristique : tout fonctionne le matin et se dégrade en soirée, ou dès que plusieurs personnes sont présentes. Faire le tri dans les appareils enregistrés et répartir la charge sur les deux bandes suffit parfois à régler la situation sans rien acheter.
Nous vérifions systématiquement trois points : le chiffrement utilisé, qui doit être récent, la robustesse de la clé, et surtout le mot de passe d'administration de la box - laissé à sa valeur d'origine dans une majorité d'installations que nous reprenons. Voir aussi notre article retrouver son mot de passe Wi-Fi.
Bien placé, oui. Mal placé, il dégrade la situation en rediffusant un signal déjà faible et en divisant le débit. Sa position compte bien plus que son prix.
Non. Il exige que les deux prises soient sur le même compteur, et ses performances dépendent de l'installation électrique. Un test préalable dit en dix minutes si c'est jouable.
Si elle a plus de cinq ans, l'échange auprès de l'opérateur apporte souvent un vrai gain, et il est généralement gratuit. Cela ne remplace pas un bon placement.
Oui, avec une borne adaptée à l'extérieur ou une liaison par câble jusqu'au bâtiment. C'est une demande fréquente, et elle se traite proprement.
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Mesure de la couverture avant tout achat : c'est ce qui évite le répéteur inutile.