Sur un SSD, le temps joue contre vous bien plus vite que sur un disque dur. Quelques minutes peuvent suffire à rendre une récupération impossible.
C'est la différence essentielle, et presque personne ne la connaît. Sur un disque dur mécanique, un fichier supprimé reste récupérable pendant des semaines. Sur un SSD, une fonction appelée TRIM efface réellement les blocs libérés, souvent quelques minutes après la suppression. La fenêtre d'intervention se compte parfois en minutes, pas en jours.
Si des fichiers ont disparu d'un SSD et qu'ils comptent, éteignez la machine immédiatement. Pas de mise en veille, pas « je termine ce que je fais » : un arrêt complet. Chaque seconde pendant laquelle le système tourne, il continue d'écrire en arrière-plan et de libérer des blocs.
N'installez surtout pas un logiciel de récupération sur le SSD concerné : l'installation elle-même écrit dessus, et c'est précisément ce qu'il faut éviter. Le travail se fait depuis une autre machine, avec le SSD raccordé en lecture.
C'est la confusion la plus fréquente, et elle coûte cher. Un ordinateur qui ne démarre plus a le plus souvent un problème de système, pas de disque : les fichiers sont intacts et se récupèrent en raccordant le SSD à une autre machine. Ce qui détruit réellement les données dans ces cas-là, c'est la réinstallation lancée dans l'espoir de « réparer ». Ne la lancez jamais avant d'avoir mis vos documents à l'abri.
Il n'y a aucune pièce mobile. Un SSD ne claque pas, ne grince pas, ne prévient pas. Là où un disque dur mécanique donne des signes avant-coureurs pendant des semaines - lenteurs, blocages, bruits - un SSD fonctionne parfaitement jusqu'au moment où il ne fonctionne plus du tout. C'est la raison pour laquelle la sauvegarde est encore plus importante sur ce type de support.
Les données sont réparties par le contrôleur interne selon une logique qui lui est propre, et souvent chiffrées matériellement. Cela rend la récupération plus complexe qu'une simple lecture secteur par secteur : si le contrôleur est mort, les puces de mémoire seules ne suffisent pas.
TRIM efface pour de bon. C'est ce qui maintient les performances dans le temps, mais c'est aussi ce qui referme la fenêtre de récupération.
Nous commençons par un diagnostic qui établit ce qui est réellement récupérable, et dans quelles proportions. C'est une information honnête, donnée avant que vous ne vous engagiez : sur un SSD, il arrive que la réponse soit « très peu », et il vaut mieux le savoir tout de suite.
Le support est ensuite raccordé en lecture seule à une machine dédiée, jamais monté en écriture. Nous travaillons sur une image du support quand c'est possible, pour ne pas solliciter davantage un composant déjà fragile.
Les fichiers retrouvés sont enregistrés sur un troisième support, jamais sur celui d'origine. Nous vous les rendons organisés autant que possible - la structure des dossiers et les noms de fichiers sont parfois perdus, et cette reconstitution fait partie du travail.
Il faut le dire clairement, parce que le contraire se vend beaucoup. Si les blocs ont été effacés par TRIM, aucune technique ne les fera revenir : ce n'est pas une question de moyens, l'information n'existe plus. Si le contrôleur du SSD est détruit et que le chiffrement matériel est actif, la récupération devient extrêmement improbable. Et des fichiers chiffrés par un rançongiciel ne relèvent pas de la récupération de données mais d'un traitement différent - voir protection contre les rançongiciels.
Personne ne peut sérieusement garantir un résultat avant examen. Ceux qui le font vous vendent une espérance, pas une prestation.
La récupération sur support mécanique, clé USB et carte mémoire suit une logique différente et souvent plus favorable : voir notre page récupération de données, ainsi que nos articles clé USB illisible et disque externe non reconnu.
Une seule chose protège réellement : une copie ailleurs. Sur un SSD, l'absence de signes avant-coureurs rend la sauvegarde d'autant plus indispensable. Voir sauvegarde automatique et notre article comment sauvegarder ses données.
Beaucoup moins que sur un disque dur : la fonction TRIM efface réellement les blocs libérés, souvent quelques minutes après. Éteindre la machine tout de suite est la seule chose qui améliore vos chances.
Non, et personne ne peut sérieusement la garantir avant examen. Le diagnostic indique en revanche ce qui est récupérable et dans quelles proportions, avant tout engagement de votre part.
Souvent oui, davantage qu'un disque mécanique : sans pièce mobile, un choc endommage rarement les puces de mémoire. C'est la carte électronique ou le contrôleur qui souffrent.
Sur un support dont les données comptent vraiment, c'est risqué : l'installation et l'écriture des fichiers retrouvés peuvent écraser ce que vous cherchez. Si la perte est importante, ne tentez rien.
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