Protection contre les rançongiciels à Lyon

C'est le seul type d'attaque contre lequel un antivirus ne suffit pas. Ce qui protège réellement, c'est une sauvegarde qu'il ne peut pas atteindre.

Un rançongiciel chiffre vos fichiers et réclame un paiement pour la clé. Le chiffrement est mathématiquement irréversible sans cette clé : aucun logiciel ne le cassera. Cette réalité gouverne toute la stratégie de protection - on ne mise pas sur la détection, on mise sur la capacité à repartir.

Pourquoi la sauvegarde est le vrai sujet

La plupart des gens pensent être protégés parce qu'ils ont un disque externe. Or un rançongiciel ne se contente pas de la machine infectée : il cherche méthodiquement tout ce qui est accessible - disques externes branchés, dossiers partagés en réseau, lecteurs mappés, et espaces cloud synchronisés.

Un disque externe branché en permanence sera donc chiffré en même temps que le reste. C'est l'erreur la plus répandue, et la plus coûteuse. La règle est simple : une sauvegarde qui protège d'un rançongiciel est une sauvegarde que le rançongiciel ne peut pas atteindre - donc débranchée, ou dotée d'un historique de versions inaltérable.

L'historique de versions, la porte de sortie que personne ne connaît

OneDrive, Google Drive et les solutions professionnelles conservent les versions antérieures de chaque fichier. Même si la version chiffrée a été synchronisée, la version saine reste souvent restaurable pendant plusieurs semaines. Beaucoup de gens abandonnent avant d'avoir vérifié ce point, alors que c'est fréquemment ce qui sauve la situation. Nous vérifions systématiquement cette piste.

Ce que nous mettons en place

  • Une sauvegarde déconnectée : un support physique branché pour la sauvegarde, puis rangé ailleurs. Simple, peu coûteux, et efficace contre le vol et l'incendie autant que contre le chiffrement.
  • Une sauvegarde en ligne avec historique de versions, qui permet de revenir en arrière fichier par fichier.
  • La protection des dossiers contrôlés, intégrée à Windows mais désactivée par défaut : elle empêche tout programme non autorisé d'écrire dans vos dossiers Documents, Images et Bureau. C'est l'un des réglages les plus utiles et les moins connus.
  • La restriction des droits : un utilisateur qui travaille au quotidien en compte administrateur donne à un programme malveillant tous les droits qu'il possède. Séparer les comptes limite fortement l'étendue des dégâts.
  • Le contrôle des partages réseau, en entreprise : chaque poste ne doit accéder qu'aux dossiers dont il a réellement besoin.
  • Un test de restauration, réalisé devant vous. Une sauvegarde jamais testée est une hypothèse, pas une protection.

Comment ils entrent

Trois voies dominent, et aucune n'est très technique. La pièce jointe d'un message qui semble légitime - facture, bon de commande, convocation - et qui demande d'activer les macros. Le logiciel téléchargé sur un site de partage, notamment les versions dites « craquées », qui sont un vecteur privilégié. Et l'accès distant mal protégé, en entreprise : un service de prise en main ouvert sur Internet avec un mot de passe faible est attaqué automatiquement, en continu.

Nous vérifions ce dernier point systématiquement chez les professionnels, car il est fréquent et invisible pour l'utilisateur.

Si vos fichiers sont déjà chiffrés

La conduite à tenir change complètement. Débranchez le réseau pour stopper la propagation, débranchez les disques externes avant qu'ils ne soient touchés, puis éteignez.

Ne payez pas : rien ne garantit la remise d'une clé fonctionnelle, une partie des victimes qui paient ne récupèrent rien, et le paiement vous désigne comme solvable pour une prochaine fois. Ne reformatez rien non plus : le message de rançon et l'extension ajoutée aux fichiers permettent d'identifier la famille, et des outils de déchiffrement gratuits existent pour plusieurs d'entre elles, publiés après le démantèlement des réseaux concernés.

Notre article fichiers chiffrés et demande de rançon détaille la marche à suivre pas à pas.

Le cas des sauvegardes automatiques mal conçues

Une sauvegarde planifiée qui écrase systématiquement la précédente pose un problème particulier face à un rançongiciel : si le chiffrement passe inaperçu quelques jours, la sauvegarde saine a été remplacée par une sauvegarde de fichiers déjà chiffrés. On découvre alors, au moment de restaurer, qu'il ne reste rien d'exploitable.

C'est pourquoi nous privilégions les dispositifs conservant plusieurs générations - une rotation sur plusieurs supports, ou une solution en ligne à historique. Le surcoût est faible, et c'est exactement ce qui fait la différence le jour où cela compte.

Les démarches

Un dépôt de plainte est possible et recommandé dès qu'il y a préjudice : il est souvent demandé par les assurances et alimente les enquêtes en cours. Pour une activité professionnelle traitant des données personnelles de clients, une déclaration à l'autorité de protection des données peut être obligatoire dans un délai court - un point à vérifier rapidement, et que nous vous signalons systématiquement.

Après l'incident

La machine doit être réinstallée proprement : une désinfection ne suffit pas quand un attaquant a eu ce niveau d'accès. Puis vient la vraie leçon, celle sur laquelle nous insistons - la sauvegarde. Voir sauvegarde d'entreprise et notre article comment sauvegarder ses données.

Questions fréquentes sur cette prestation

Un antivirus suffit-il contre un rançongiciel ?

Non. Il bloque les variantes connues, mais les nouvelles passent. La seule protection réellement fiable est une sauvegarde que le programme ne peut pas atteindre.

Faut-il payer la rançon ?

Les autorités le déconseillent unanimement, et pour des raisons pratiques : rien ne garantit la clé, le paiement finance l'activité et vous désigne comme cible solvable pour une prochaine fois.

Mes fichiers dans le cloud sont-ils perdus ?

Pas nécessairement. La synchronisation a pu propager les versions chiffrées, mais l'historique de versions permet souvent de revenir à une version saine. C'est la première piste à explorer.

Une petite entreprise est-elle vraiment visée ?

Oui, et de plus en plus : les attaques sont automatisées et ne choisissent pas leurs cibles. Une TPE mal protégée est plus facile à atteindre qu'un grand groupe.

Vous ne trouvez pas votre question ? Elle est peut-être dans notre FAQ complète.

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