Avoir ses fichiers dans le cloud ne veut pas dire les avoir sauvegardés. La confusion entre les deux est la cause de pertes de données que nous voyons chaque mois.
C'est le malentendu le plus répandu de l'informatique domestique et des petites entreprises. Un dossier synchronisé recopie fidèlement ce qui se passe sur votre machine - y compris quand ce qui se passe est une suppression, une corruption ou un chiffrement par rançongiciel. Une sauvegarde, elle, conserve un état antérieur auquel vous pouvez revenir.
La synchronisation - OneDrive, Google Drive, iCloud dans leur usage courant - maintient une copie identique. Elle est excellente pour travailler depuis plusieurs appareils et pour ne pas perdre un fichier en cas de panne matérielle. Mais si vous supprimez un dossier par erreur, il disparaît partout en quelques secondes.
La sauvegarde conserve des versions successives et permet de revenir en arrière, à une date choisie.
La bonne nouvelle : la plupart des services de synchronisation intègrent un historique de versions qui les rapproche d'une vraie sauvegarde - à condition qu'il soit activé, que sa durée de conservation soit connue, et surtout que vous sachiez vous en servir le jour où il faut. C'est précisément ce que nous mettons en place et ce que nous vous montrons.
L'historique de versions du cloud. Même quand les fichiers chiffrés ont été synchronisés, les versions saines antérieures restent souvent restaurables pendant plusieurs semaines. Beaucoup de gens abandonnent avant d'avoir vérifié cette piste, alors qu'elle règle la situation dans un nombre appréciable de cas. Voir protection contre les rançongiciels.
La première sauvegarde est longue. Envoyer plusieurs centaines de gigaoctets de photos par une connexion domestique prend des jours. C'est le point qui décourage le plus, et il se prépare : on démarre par ce qui compte le plus, le reste suit.
La restauration dépend de la connexion. Récupérer 500 Go depuis Internet est bien plus lent que depuis un disque posé sur le bureau. C'est la raison pour laquelle une copie locale garde tout son intérêt à côté.
Vous dépendez d'un compte. Perdre l'accès à ce compte, c'est perdre l'accès à la sauvegarde. La double authentification et une adresse de secours à jour ne sont pas optionnelles ici.
Le coût est récurrent. Un abonnement mensuel finit par dépasser le prix d'un disque externe. En contrepartie, il apporte ce qu'aucun disque ne donne : l'externalisation.
Le volume réel à sauvegarder, souvent très inférieur à ce que les gens imaginent une fois écartés les fichiers systèmes et les logiciels. La nature des données : des documents professionnels et des données clients n'appellent pas les mêmes garanties que des photos de vacances. La localisation des serveurs et les conditions du prestataire, qui comptent pour une activité professionnelle. Et le chiffrement : idéalement, les fichiers sont chiffrés avant de partir, avec une clé que vous seul détenez.
Ce dernier point mérite un avertissement franc : un chiffrement dont vous seul avez la clé signifie que personne, pas même le prestataire, ne pourra vous aider si vous la perdez. C'est plus sûr, et c'est plus risqué. Nous en discutons avant, pas après.
Une connexion domestique ou professionnelle n'est pas symétrique : le débit d'envoi est souvent bien inférieur au débit de réception. Or une sauvegarde en ligne n'envoie que des données. C'est ce qui explique qu'une première sauvegarde annoncée en quelques heures prenne finalement plusieurs jours.
Nous mesurons ce débit avant de nous engager sur un délai, et nous adaptons la stratégie : envoi initial des seuls documents essentiels, montée en charge progressive, ou sauvegarde initiale réalisée localement puis basculée en ligne. Cela évite la déception des premiers jours, qui pousse beaucoup de gens à tout abandonner.
Un espace en ligne pour les documents courants et les photos, avec historique de versions activé, couvre l'essentiel. Complété par un disque externe branché de temps en temps puis rangé, vous obtenez les trois copies de la règle usuelle. Voir notre article comment sauvegarder ses données.
Le cloud constitue la copie externalisée, rarement la seule. La combinaison la plus solide reste une sauvegarde locale rapide pour les restaurations courantes, plus une copie en ligne pour le sinistre. Voir sauvegarde d'entreprise et installation d'un NAS.
Ce sont des synchronisations : une suppression se propage, et la perte du compte entraîne la perte de l'accès. Avec l'historique de versions activé et compris, ils s'en rapprochent, mais une copie locale reste utile.
Les grands services offrent une infrastructure bien plus robuste qu'un disque posé sur un bureau. La vraie question porte sur l'accès à votre compte : c'est par là que surviennent la plupart des incidents.
De quelques heures à plusieurs jours selon le volume et votre débit d'envoi, souvent bien inférieur au débit de réception. On commence par les données essentielles, le reste suit.
Les données sont supprimées après un délai variable selon les prestataires. Il faut donc les rapatrier avant de résilier, ce qui prend du temps : à anticiper.
Vous ne trouvez pas votre question ? Elle est peut-être dans notre FAQ complète.
Tout ce qu'il faut savoir avant de nous confier votre matériel.
210 questions sur les pannes, la sécurité, le réseau et la sauvegarde.
Ce que disent les particuliers et les entreprises que nous accompagnons.
Lyon, Villeurbanne, Caluire, Tassin, Écully et tout le Rhône.
Décrivez votre panne : nous répondons avec un premier avis.
Nous distinguons ce qui est synchronisé de ce qui est réellement sauvegardé.