Un fichier supprimé n'est pas effacé : son emplacement est simplement déclaré libre. Tant que rien n'a été réécrit par-dessus, il est récupérable.
C'est ce qui rend la récupération possible - et c'est aussi ce qui explique la règle absolue : plus vous utilisez la machine après la suppression, plus vous réduisez vos chances. Chaque nouveau fichier, chaque mise à jour, chaque navigation peut occuper la place de ce que vous cherchez.
Si les fichiers comptent vraiment, cessez d'utiliser la machine. N'installez surtout pas un logiciel de récupération sur le disque concerné : l'installation elle-même risque d'écraser ce que vous voulez sauver. Éteignez, et faites travailler le disque depuis une autre machine.
Évident, mais on l'oublie dans la panique. Ouvrez la corbeille, cherchez le fichier, clic droit, Restaurer. Il revient à son emplacement d'origine. Astuce utile : triez par date de suppression pour retrouver rapidement ce qui vient de disparaître.
Windows conserve parfois des versions antérieures sans que l'utilisateur le sache. Faites un clic droit sur le dossier qui contenait le fichier, puis Propriétés et l'onglet Versions précédentes. Si une date apparaît, vous pouvez ouvrir cet instantané et en extraire le fichier.
Beaucoup de machines synchronisent le dossier Documents ou Images avec OneDrive sans que ce soit clair pour l'utilisateur. Connectez-vous à OneDrive, Google Drive ou iCloud depuis un navigateur et regardez la corbeille du service : elle conserve les éléments supprimés trente jours en général, indépendamment de la corbeille Windows.
Pensez aussi aux pièces jointes de votre messagerie : un document important y a souvent transité.
Si les pistes précédentes n'ont rien donné, des outils analysent le disque secteur par secteur pour reconstituer les fichiers effacés. Deux précautions déterminantes :
Les résultats sont très variables : noms de fichiers souvent perdus, arborescence à reconstituer, fichiers partiellement écrasés donc illisibles. C'est fastidieux, mais cela fonctionne dans un grand nombre de cas.
Quand le support est physiquement endommagé - disque qui claque, clé USB non reconnue, disque tombé - aucun logiciel ne peut agir : il faut intervenir sur le matériel. Là encore, chaque tentative de démarrage aggrave les dommages. Éteignez et faites diagnostiquer.
Sur un SSD, une fonction appelée TRIM efface réellement les blocs libérés, souvent quelques minutes après la suppression. La fenêtre de récupération est donc beaucoup plus courte que sur un disque mécanique, parfois nulle. Raison de plus pour éteindre la machine tout de suite plutôt que de tenter des manipulations.
La règle des trois copies reste la référence : vos données à trois endroits, sur deux supports différents, dont un hors de chez vous ou hors ligne. Concrètement, pour un particulier : la machine, un disque externe branché de temps en temps, et un espace en ligne. Un disque externe branché en permanence ne protège ni du vol, ni de la foudre, ni d'un rançongiciel.
Nous traitons la récupération de données sur disque dur, SSD, clé USB et carte mémoire. Le diagnostic précise ce qui est récupérable avant toute intervention, et vous décidez ensuite.
C'est possible si le disque a peu servi depuis, et improbable s'il a été utilisé quotidiennement. Le temps compte moins que la quantité d'écriture intervenue depuis la suppression.
Non, et personne ne peut sérieusement la garantir avant examen. Le diagnostic permet en revanche de dire ce qui est récupérable et dans quelles proportions, avant que vous ne vous engagiez.
Pas forcément. Un formatage rapide ne supprime que la table des matières du disque, pas les données. Un formatage complet, lui, réécrit l'ensemble et rend la récupération très improbable.
N'utilisez plus la machine et contactez-nous : chaque heure compte.