La question n'est pas tant quel antivirus installer que comment il est configuré - et surtout de ne pas en avoir deux.
Nous voyons beaucoup de machines mal protégées, et rarement parce que l'antivirus était mauvais. Les causes réelles sont ailleurs : deux antivirus qui se neutralisent, un abonnement expiré depuis huit mois, ou une suite désactivée par l'utilisateur parce qu'elle ralentissait tout. La configuration compte plus que la marque.
Répondons franchement, y compris quand cela nous fait vendre moins. Pour un usage domestique, Microsoft Defender suffit dans la grande majorité des cas. Intégré à Windows, gratuit, mis à jour automatiquement, il obtient des résultats comparables aux solutions commerciales dans les tests indépendants, sans ralentir la machine ni afficher de fenêtres commerciales.
Une suite payante se justifie dans des cas précis : un poste professionnel manipulant des données sensibles, un parc d'entreprise nécessitant une administration centralisée, un besoin de fonctions complémentaires réellement utilisées - contrôle parental, coffre-fort de mots de passe, protection bancaire renforcée. Nous vous aiderons à trancher selon votre usage réel, pas selon un argumentaire.
C'est un grand classique. L'antivirus fourni avec la machine expire au bout de quelques mois, l'utilisateur en installe un autre sans désinstaller le premier, et les deux passent leur temps à s'analyser mutuellement. Résultat : une machine ralentie, des alertes contradictoires, et une protection moins bonne qu'avec un seul.
Un seul antivirus actif, toujours. Une des premières choses que nous faisons est de nettoyer les restes des précédents - car une désinstallation classique laisse souvent des composants actifs, et les éditeurs fournissent des outils de suppression dédiés pour cette raison.
Une suite dont la licence est arrivée à terme continue souvent d'afficher son icône dans la barre des tâches, ce qui laisse croire à une protection active alors que les mises à jour de signatures se sont arrêtées. C'est la situation la plus dangereuse, parce qu'elle est invisible. Nous vérifions systématiquement ce point, même quand on nous appelle pour autre chose.
C'est important à comprendre, et rarement dit. Un antivirus ne vous protège pas quand vous saisissez votre mot de passe sur une fausse page de connexion. Il ne vous protège pas quand vous autorisez vous-même une prise en main à distance à un faux technicien. Il ne récupère pas des fichiers chiffrés par un rançongiciel. Et il ne remplace pas une sauvegarde.
La plupart des incidents que nous traitons n'exploitent aucune faille technique : ils exploitent l'urgence et la confiance. C'est pourquoi nous consacrons systématiquement quelques minutes à expliquer les repères qui comptent - notre article sécuriser son ordinateur les détaille.
Les besoins changent d'échelle. Une console d'administration centralisée permet de voir en un coup d'œil quels postes sont à jour, lesquels ont détecté quelque chose, et lesquels ont un abonnement qui expire. Sans elle, sur dix postes, personne ne sait vraiment où en est le parc.
S'y ajoutent la protection de la messagerie, souvent la vraie porte d'entrée, et la question des sauvegardes - qui reste le seul filet réellement fiable. Voir sécurisation informatique pour PME.
Une plainte fréquente : « depuis que j'ai installé l'antivirus, tout rame ». C'est parfois vrai, notamment avec certaines suites lourdes sur des machines anciennes équipées d'un disque mécanique. La bonne réponse n'est pas de désactiver la protection, mais de choisir une solution adaptée au matériel - et souvent de traiter la vraie cause de la lenteur, qui est ailleurs. Voir ordinateur lent.
L'installation et le réglage se font très bien en assistance à distance, en une trentaine de minutes. Pour un parc d'entreprise, nous intervenons sur site.
Pour un usage domestique, oui, à condition qu'il soit actif, à jour et seul. Les tests indépendants le placent au niveau des solutions commerciales, sans coût ni ralentissement.
Non. Deux antivirus actifs se gênent mutuellement, ralentissent la machine et protègent moins bien qu'un seul. La désinstallation propre du précédent fait partie de l'installation.
Partiellement. Il bloque les variantes connues, mais pas toutes. La seule protection réellement fiable reste une sauvegarde déconnectée de la machine.
Oui, une protection minimale reste utile : les clés USB et les disques externes transportent aussi des infections. Une analyse ponctuelle suffit dans ce cas de figure.
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