Installation de serveur d'entreprise à Lyon

Avant de parler serveur, il faut se demander s'il en faut vraiment un. Pour beaucoup de petites structures, la réponse est non.

C'est une question de bon sens que peu de prestataires posent, parce qu'un serveur se facture mieux qu'un boîtier de stockage. Or une TPE de cinq personnes qui veut simplement partager des fichiers et sauvegarder ses postes n'a généralement pas besoin d'un serveur au sens propre : un NAS bien configuré fait le travail, coûte bien moins cher et consomme beaucoup moins.

Quand un serveur se justifie vraiment

  • Un logiciel métier qui l'exige : une base de données partagée en client-serveur, une application de gestion, un progiciel imposant sa propre infrastructure. C'est le premier motif, et de loin.
  • La gestion centralisée des comptes, quand le nombre d'utilisateurs rend ingérable la création de comptes poste par poste.
  • Des volumes ou des accès simultanés importants, qu'un boîtier de stockage grand public ne suit plus.
  • Des exigences particulières de traçabilité ou de cloisonnement, liées au secteur d'activité.

En dehors de ces cas, un NAS couvre l'essentiel des besoins d'une petite structure pour une fraction du prix, avec la gestion des droits, la sauvegarde des postes et l'accès distant.

Le serveur n'est pas une sauvegarde

Centraliser les fichiers sur un serveur améliore l'organisation et les droits d'accès. Cela ne protège de rien : si la machine tombe, brûle ou est chiffrée par un rançongiciel, tout part ensemble. Un serveur doit donc lui-même être sauvegardé, vers un support déconnecté ou un espace externalisé. C'est le point que nous mettons systématiquement en place, et le plus souvent absent quand nous reprenons une installation existante. Voir sauvegarde d'entreprise.

Ce que nous mettons en place

Le dimensionnement, à partir du nombre d'utilisateurs, des logiciels à héberger et du volume de données, avec de la marge pour trois à cinq ans - un serveur trop juste à deux ans est une fausse économie.

Le stockage redondant, pour qu'une panne de disque n'arrête pas l'activité, avec alerte en cas de défaillance. Sans alerte, un disque mort dans une grappe redondée passe inaperçu jusqu'à ce que le second lâche.

Les comptes et les droits : un compte par personne, des dossiers partagés cohérents avec l'organisation réelle, et des accès qui se ferment proprement au départ d'un collaborateur.

La sauvegarde, avec plusieurs générations conservées et un test de restauration réel effectué devant vous.

L'onduleur, qui permet un arrêt propre en cas de coupure. Une extinction brutale en pleine écriture est l'une des causes classiques de base de données corrompue.

L'accès distant, s'il est nécessaire, par tunnel chiffré plutôt qu'en exposant le serveur sur Internet. Voir installation de VPN.

Sur site ou hébergé ?

Les deux se défendent, et le choix dépend de votre situation plutôt que d'une mode.

Sur site : les données restent chez vous, les accès sont très rapides en local, et il n'y a pas d'abonnement mensuel. En contrepartie, le matériel vous appartient, avec sa consommation, son bruit, son remplacement à prévoir et sa dépendance à votre connexion pour les accès distants.

Hébergé : pas de matériel à gérer, accessible de partout, et une infrastructure plus robuste que n'importe quel local d'entreprise. En contrepartie, un coût récurrent, une dépendance totale à la qualité de votre connexion Internet, et des accès locaux qui passent par l'extérieur. Voir notre page hébergement et serveurs.

Beaucoup de petites structures gagnent à une solution mixte : les fichiers courants en local pour la rapidité, une copie externalisée pour la sécurité.

Virtualisation, faut-il y penser ?

Faire tourner plusieurs machines virtuelles sur un seul serveur physique a du sens dès qu'il y a plusieurs rôles à isoler : un serveur de fichiers, une application métier, un service de test. Cela simplifie les sauvegardes - on sauvegarde une machine entière - et les restaurations, qui deviennent beaucoup plus rapides.

Pour une TPE avec un seul usage, en revanche, la virtualisation ajoute une couche de complexité sans bénéfice réel. Comme pour le serveur lui-même, la question est de savoir si le besoin existe, pas si la technologie est disponible.

La documentation, livrée avec

Configuration retenue, adresses, comptes administrateur, procédure de restauration, calendrier des sauvegardes. Sans ce document, un changement de prestataire ou une absence prolongée devient un problème. Il vous appartient, et il est rédigé pour être exploitable par n'importe quel technicien.

Reprendre un serveur existant

C'est une demande fréquente, souvent après le départ de la personne qui s'en occupait. Le diagnostic porte toujours sur les mêmes points : état des disques et de la redondance, sauvegardes réellement fonctionnelles, comptes obsolètes encore actifs, mises à jour, exposition sur Internet, et accès administrateur récupérables. Il est rare que les six soient corrects. Voir audit de sécurité et maintenance TPE et PME.

Questions fréquentes sur cette prestation

À partir de combien de postes faut-il un serveur ?

Il n'y a pas de seuil : c'est le besoin qui décide, notamment un logiciel métier qui l'exige. Beaucoup de structures de dix personnes fonctionnent très bien avec un NAS.

Un serveur consomme-t-il beaucoup ?

Plus qu'un NAS, et il fait du bruit. C'est un point à anticiper : un serveur dans un bureau occupé est rarement une bonne idée sans local dédié ou insonorisation.

Que se passe-t-il si le serveur tombe en panne ?

Avec un stockage redondant, l'activité continue le temps de remplacer le disque. Pour une panne plus grave, seule une sauvegarde testée détermine le délai de reprise.

Faut-il un contrat de maintenance avec un serveur ?

C'est vivement conseillé. Un serveur sans surveillance accumule les défauts silencieux, à commencer par des sauvegardes arrêtées que personne ne remarque.

Vous ne trouvez pas votre question ? Elle est peut-être dans notre FAQ complète.

Pour aller plus loin

Tout ce qu'il faut savoir avant de nous confier votre matériel.

Un serveur à installer, ou peut-être pas ?

Nous commençons par vérifier s'il en faut vraiment un - souvent, un NAS suffit.

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